Cette semaine,
événement télévisuel
pré-campagne électorale : " Que veulent les Flamands
? " Comme si tout le monde ne savait pas que les deux
mamelles de la politique flamande actuelle sont d'une part se
dégager de toute forme de solidarité
financière avec la Wallonie, et d'autre part tout faire pour
"rafler" Bruxelles aux Francophones !!!
Et d'y aller de propos bien-pensants,
du style "c'est malheureux qu'il y ait plein d'emplois vacants en
Flandre Occidentale, et plein de chômeurs en Hainaut
occidental, à quelques kilomètres de là, et
que ce soient des Français qui viennent occuper ces
emplois..." Evidemment personne n'oserait - langue de bois
oblige - faire remarquer que les Français, puisque ce sont
des étrangers, on acceptera volontiers de leur adresser la
parole en français, par contre pour les Wallons pas
question, eux ils sont Belges, donc ils n'ont qu'à
être polyglottes et comprendre le Flamand... Et de toute
façon si quelqu'un osait, ce serait coupé
automatiquement au montage !!! Bien pourquoi je trouve que
pour être un tant soit peu crédible, une telle
émission devrait d'office se dérouler en
direct...
Apprendre le Flamand, toujours la
même rengaine, ce matin Di Rupo à la radio glosait
encore à ce sujet, en espérant toujours (mon oeil,
tiens...) passer de ce fait pour assez "fréquentable" aux
yeux des flamands que pour pouvoir briguer le poste de premier
ministre après les élections... J'aimerais
tant, moi, électeur Wallon, entendre enfin UN SEUL
élu francophone, de quelque parti qu'il soit, oser dire que
nous parlons une des quelques langues les plus pratiquées
sur notre petite planète, et que nous n'y sommes absolument
pour rien, mais que ce n'est pas du tout le cas du flamand, donc
que seuls les francophones qui en ont besoin pour un quelconque
aspect de leur vie professionnelle ou sociale trouvent
réellement utile de l'apprendre; et d'autre part, que
même si on nous a à tous ou presque appris le
néerlandais à l'école, le flamand n'est pas le
néerlandais : allez donc comprendre un Texan après
avoir ânonné l'anglais d'Oxford à
l'école, ou demandez à un étranger qui a
appris le français à l'école de comprendre un
de nos dialectes wallons, ou simplement de comprendre un
méridional qui pourtant parle le français, mais avec
un accent de la Canebière "à couper au couteau" :
putaing, y comprendra rieng de rieng, peuchère !!!!!
Mais cela aussi, langue de bois oblige, même si la
majorité silencieuse le pense, surtout qu'elle reste bien
silencieuse, parce que si quelqu'un ose dire quelque chose de
tel... fusillé médiatiquement et sans délai
!!!
Et notre pauvre capitale, dans tout
ça ??? On se plaint qu'à l'étranger nous
sommes toujours brocardés ? Nous le méritons
amplement, me semble-t-il... Nous avons accepté la lourde
charge (mais aussi l'honneur) d'accueillir la capitale de l'Union
Européenne (qui ne pouvait évidemment revenir
à un des grands pays, jalousies nationalistes obligent...) :
soyons-en dignes, pour une fois, cré N... de D... !!!
La seule vraie solution à mon sens serait que le VRAI grand
Bruxelles, càd Bruxelles et ce qui fut "le" Brabant et qu'on
a encore réussi à nous diviser en deux, devienne le
"Washington D.C." de l'Europe et que TOUT ce territoire soit
administré de façon digne d'un territoire
"international", avec une administration qui admette non seulement
le français et le flamand - pardon, le néerlandais,
s'il vous plaît -, mais aussi deux ou trois grandes langues
internationales susceptibles d'être connues peu ou prou par
tous ceux qui viennent travailler à la Communauté
Européenne, à savoir l'anglais, l'espagnol,
l'allemand (qui est aussi une langue "belge", même si on
l'oublie toujours)... Et si un Lituanien habite à
côté d'un Flamand et veut apprendre un peu à
parler sa langue pour s'expliquer avec lui, eh bien qu'il le fasse,
ce sera sympa, mais qu'on ne l'y oblige pas pour avoir le droit
d'habiter là, par pitié !!! C'est indigne d'une
grande capitale internationale... Pour un peu, les Flamands
à Bruxelles me feraient penser à un jeune chien qui
vient en visite chez des amis de ses maîtres, et que l'on
envoie se dérouiller les pattes au jardin : même s'il
n'est pas chez lui, aussitôt il va soigneusement pisser le
long de toutes les clôtures, pour faire croire aux autres que
c'est quand même son territoire... Le monde évolue, la
notion de "terre ancestrale" devient totalement rétrograde
à l'heure de la mondialisation, me semble-t-il !!! Une fois
de plus, qui osera, qui pourra le dire ?????
Et la Belgique dans tout ça ?
Barst ??? Ben oui, hein, ça devrait être fait depuis
longtemps : au moins nous paierions nos hommes politiques à
s'occuper de notre économie et de nos emplois plutôt
que de s'enliser dans des joutes communautaires interminables dont
le résultat est immanquablement la création, à
nos frais bien entendu, de quelques redondances administratives
supplémentaires, lesquelles administrations se disputent
leur territoire de compétence et se moquent bien d'agir
efficacement au profit du citoyen... Et au moins, non seulement
cela économisera les deniers publics, mais en plus quand
nous irons en Flandre, devenus étrangers, on nous indiquera
notre chemin in 't frans !!!